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UD-FO de la Mayenne 10 Rue du Docteur Ferron 53000 LA VAL
Tél: 02/43/53/42/26
En réponse à la hausse des prix, FO rappelle que le pouvoir d'achat est une priorité absolue. Les prix flambent, le PIB augmente, les profits s'envolent.. .. La situation des salariés se dégrade
info en bref
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Jean-Christophe Baudoin, DGS à la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et président de l’association des Administrateurs territoriaux de France. « La fonction publique fait partie de notre culture »
« L’attachement réel à la fonction publique et plus globalement au service public est une tendance qui est confortée de sondage en sondage. Si le
service public ne fonctionnait pas, les Français demanderaient son démantèlement comme cela a été le cas en Angleterre.
Didier Rosez, secrétaire général adjoint de la Fédération FO des services publics et des services de santé et président du conseil national d’orientation (CNO) du CNFPT « Les salaires restent peu attractifs »
« Si la fonction publique est appréciée des trois-quarts de la population, les salaires, tout comme les perspectives de carrières restent peu attractifs.
Quant aux mécanismes de recrutements, le fait de diversifier les modes de sélection afin d’assurer une meilleure représentativité de la population au sein de la fonction publique n’est
pas une bonne chose.
Daniel Leroy, Adjoint au maire de Moussy Le Neuf, président du centre de gestion de Seine et Marne et membre du CSFPT « Il n’y a pas d’économie à faire dans la FPT » « Je partage tout à fait le sentiment des Français qui ne jugent pas comme prioritaire la mesure de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. Si, pour l’Etat, il y a sans doute des économies à faire, ce n’est certainement pas le cas pour la FPT et encore moins pour l’hospitalière, comme le démontre ce sondage. Dans la territoriale, compte-tenu des transferts de compétences mais aussi des nouvelles missions dévolues aux collectivités, la tendance sera plutôt une augmentation du nombre de personnels. S’agissant de la revalorisation du niveau de salaire, je suis pour ma part plutôt partisan d’une révision complète du régime indemnitaire à travers lequel on reconnaîtrait le travail des plus méritants. » |
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Luc Rouban, directeur de recherches au CNRS « Les français comptent sur le service public pour assurer la cohésion sociale »
« Ces résultats ne me surprennent pas. L’image de qualité du service publique est stable. Et c’est là toute l’ambigüité du projet gouvernemental actuel :
des critiques sont formulées et en même temps il y a une relative prudence. Politiquement, il y a eu une transformation : le gouvernement a mis beaucoup d’eau dans son vin par rapport aux
propositions néolibérales formulées pendant la campagne électorale. Nicolas Sarkozy n’a pas été élu parce que les Français se sont convertis au libéralisme économique mais pour le retour
d’un certain nombre de valeurs morales. Propos recueillis par Estelle Mallet, janvier 2008 |
L'ÉLU SERA JUGÉ «SUR LES ACTES»
Record de 195,2 millions de chômeurs dans le monde en 2006 malgré la croissance
Même s'ils sont plus optimistes que cet été, les Français dans leur grande majorité - trois sur quatre - ne font pas confiance au gouvernement pour augmenter le pouvoir d'achat ou baisser les
impôts, selon un sondage IFOP pour Ouest-France Dimanche.
Ils ne sont que 25% - un taux en chute de 11 points par rapport à août 2007 - à lui faire confiance pour augmenter le pouvoir d'achat et 27% (-16) pour les baisses d'impôt, selon cette étude
d'opinion
-,U.I.A.F.P.
UNION INTERFEDERALE DES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE FORCE OUVRIERE
46, rue des Petites Ecuries 75010 - PARIS (Tél. : 01.44.83.65.55)
<!--[if !vml]-->UNION INTERFEDERALE
DE LA FONCTION PUBUQUE
NEGOCIATIONS SALARIALES: RIEN, RIEN ... ET RIEN!
Madame Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances, avait déclaré, il y a quelques semaines, qu'il faudrait de la rigueur budgétaire et salariale dans la fonction publique: on y est !
Monsieur Woerth, réunissant ce 17 décembre les fédérations de fonctionnaires pour une négociation salariale obtenue grâce au fort mouvement de grève et de manifestations du 20 novembre 2007, a tenté de nous convaincre qu'il était pour le maintien du pouvoir d'achat !i!
Pour cela, si les fonctionnaires acceptent sa proposition, le pouvoir d'achat serait maintenu individuellement en prenant en compte le point d'indice et l'avancement, le tout comparé strictement à l'inflation: cela s'appellerait un « complément financier différentiel)} !!!
C'est tout simplement l'intégration du GVT (glissement, vieillesse, technicité) dans le calcul du pouvoir d'achat et donc la remise en cause du principe de base de la Fonction publique: la carrière!
Et ce «différentiel financier)} serait versé pour une prise en compte dans le cadre de la retraite additionnelle de la fonction publique!
Restant arc-bouté sur son objectif de réduire le poids budgétaire de l'Etat et de mettre au pas les employeurs publics (hôpital et collectivités territoriales) dans une perspective pluriannuelle de contraintes des finances publiques, le gouvernement saborde la Fonction publique et ses agents:
moins d'effectifs (- 35 000 par an à compter de 2009)
pas de revalorisation salariale en 2007
autofinancement des traitements par les fonctionnaires dès 2008 iii individualisation à outrance des traitements et indemnités
non-maintien du pouvoir d'achat des retraités
Pouvoir d'achat, retraite, statut, carrière: tout est attaqué par le gouvernement.
L'UIAFP - FO a rappelé fortement lors de cette réunion que:
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->TOUS les fonctionnaires et agents publics doivent bénéficier, au moins, du maintien du pouvoir d'achat par une revalorisation substantielle de la valeur du point d'indice dès le 1er janvier 2008
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->TOUS les fonctionnaires et agents publics doivent pouvoir rattraper les pertes subies tant en 2007 plus de ( 2 %) que depuis 2000 (9 %) .
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->Le statut et le principe de carrière doivent être préservés et ne peuvent être comptabilisés dans le maintien (ou la progression) du pouvoir d'achat.
D'ici la prochaine réunion, l'UIAFP - FO appelle à la mobilisation, par l'information immédiate de tous: les dangers de mort du statut sont réels.
L'UIAFP - FO n'entend pas laisser le gouvernement imposer une rigueur salariale aux fonctionnaires: la riposte doit venir et être à la hauteur de l'enjeu.
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DOSSIER RETRAITE
Retraites: syndicats opposés aux 41 ans et sceptiques sur l'emploi des seniors
Les syndicats, reçus lundi par le ministre du Travail sur le dossier des retraites, ont manifesté leur mécontentement devant la volonté inflexible du gouvernement d'allonger la durée de cotisation à 41 ans et leur scepticisme concernant les mesures pour l'emploi des seniors.
Jean-Claude Mailly, qui a appelé à manifester le 15 mai, avait estimé dans la matinée qu'allonger la durée de cotisation "conduisait à travailler plus pour gagner la même chose".
Pour M. Mailly, "il y avait d'autres pistes de financement possibles. Aucune n'est retenue", comme une taxation de "l'intéressement, la participation, les stocks-options (...) ou une augmentation de l'impôt sur les bénéfices pour les dividendes distribués aux actionnaires".
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Le discours présidentiel inclut la FPT. Les syndicats dénoncent une attaque en règle contre le statut et le service public. Les DRH, plus nuancés, souhaitent être associés aux réformes…Lire la suite et les réactions.
Les syndicats de la FPT, remontés après le discours de Nantes, ne s'y sont pas trompés : en proposant à « tous les fonctionnaires » son pacte, intitulé « Service public 2012 », le président de la République y inclut les territoriaux. « Le même effort [d'amélioration] de la productivité et de la qualité du service public doit être consenti par les collectivités », a-t-il déclaré, le 19 septembre, devant les élèves de l'institut régional d'administration.
Révolution culturelle.
Le choix pour les nouveaux entrants entre le statut ou un contrat de droit privé, la volonté de promouvoir une fonction publique de métier, et non plus de carrière, ou la mise en cause du
paritarisme concerne aussi, à l'évidence, le secteur public local. La réorganisation territoriale de l'Etat, la réforme de la carte judiciaire ou celle des trésoreries le touchent directement. En
revanche, la « révolution culturelle » que Nicolas Sarkozy appelle de ses vœux, en matière de management en particulier, a déjà eu lieu dans de nombreuses collectivités. « On a l'impression que
le discours s'adresse avant tout à l'Etat », fait valoir Jean-Christophe Baudouin, président de l'AATF (*). La mobilité, l'individualisation croissante des rémunérations ou le management par
objectifs constituent des réalités au sein de nombreuses collectivités, qui subissent, bien souvent, cet Etat « devenu impécunieux et impuissant en même temps qu'il ne cessait de s'étendre pour
devenir tentaculaire », selon les termes du Président. « On a le sentiment que Nicolas Sarkozy veut casser la fonction publique avec les contrats de droit privé, un pécule pour pousser des
agents à partir et l'individualisation des rémunérations. Le statut et l'organisation collective sont des garanties qui permettent l'indépendance vis-à-vis du politique », rappelle Baptiste
Talbot, secrétaire national de la Fédération des services publics CGT.
« Succession d'attaques ».
« La neutralité des agents ne sera plus assurée. En négociant de gré à gré, on perd les valeurs fondamentales inscrites dans la
Constitution », déplore Didier Rosez, président de la Fédération des services publics et de santé
FO. Thierry Perrin, président de la Fnact-CFTC, évoque un « coup de boutoir porté au statut ». « Nous sommes prêts à nous engager dans des réformes, nous avons signé les accords
"Jacob", mais là, tout s'écroule avec une succession d'attaques. C'est dévastateur », estime-t-il.
Quels garde-fous ?
Reconnaître une fonction publique de métiers serait prendre en compte la réalité des collectivités et rééquilibrerait les filières », souligne Agnès Lerat, à la CFE-CGC. La fédération de cadres
n'est pas opposée à la rémunération au mérite, mais selon des critères objectifs et négociés avec les partenaires sociaux. « C'est un discours intéressant dans sa volonté de tout revoir, mais ce
qui est proposé est inquiétant. Sans garde-fous syndicaux, comment le dialogue social peut-il avancer, alors que par ailleurs on nous parle de nouvelles commissions consultatives paritaires ? »
questionne-t-elle.
« Mettre en cause les CAP serait donner un coup de sabre dans la gestion du service public et dans l'égalité de traitement », estime Baptiste Talbot, alors que, selon Didier Rosez, « abandonner le paritarisme revient à supprimer les CTP, le CSFPT, le CNFPT, les instances de dialogue entre Etat, employeurs et représentants de fonctionnaires ».
Antoine Breining, président de la FA-FPT, n'est pas opposé à la réorganisation des instances paritaires s'il s'agit de leur donner plus de force. Il refuse, en revanche, la négociation de gré à gré et l'individualisation des rémunérations : « Avec qui négociera-t-on et quelles garanties aura-t-on pour éviter le clientélisme ? Les territoriaux ont montré qu'ils savent s'adapter, notamment lors des événements dans les banlieues. Il ne faut pas laisser penser que rien n'est fait. » Si Jean-Claude Lenay, pour la CFDT, note aussi quelques points positifs - amélioration de la mobilité, fusion de corps -, il se dit interloqué par la négociation de gré à gré : « Si le statut existe, c'est parce qu'il apporte une garantie pour résister aux pressions. » L'extension des heures supplémentaires risque, selon lui, d'aggraver la précarité des agents à temps non complet. « Nous sommes ouverts au débat et à des changements, mais si le Président nous donne les points d'arrivée des futures conférences, ce n'est plus la peine d'y aller », avertit Jean-Claude Lenay, qui refuse l'idée de monétariser le compte épargne-temps, dont l'objectif était la création d'emplois.
Les DRH partagés.
Les annonces n'ont pas manqué de faire réagir les DRH. « Passer d'une fonction publique de carrière à une fonction publique d'emploi constitue une véritable révolution, à un horizon relativement
court compte tenu des départs massifs à la retraite », faisait valoir l'un d'eux, le 20 septembre, en marge du congrès de l'Association nationale des DRH des départements, à Nice. Cette évolution
est attendue par certains, tant les freins du statut leur paraissent lourds. Dans leur grande majorité, les gestionnaires des personnels adhèrent à l'individualisation des rémunérations. « Il
faudra contrôler le dispositif annoncé pour les heures supplémentaires et placer les réflexions dans une approche plus globale sur la gestion du temps de travail », soulignent-ils. Des réserves
fortes s'expriment sur la possibilité de faire coexister des agents fonctionnaires et des agents de droit privé, notamment concernant les rémunérations : « Ce système, mis en place à La Poste ou
à France Télécom, n'a pas fonctionné de façon optimale. » Interrogations aussi sur le pécule de départ : « Comment sera-t-il évalué ? » En toute hypothèse, les DRH de la FPT souhaitent être
associés à cette réforme qu'il leur reviendra d'appliquer.
« Nous craignons qu'il s'agisse, à terme, d'une philosophie visant à remettre en cause le statut, résume Jean-Christophe Baudouin. Nous sommes attachés aux concours, même s'il peut y avoir des évolutions dans leur organisation. Les cadres de la FPT travaillent déjà en moyenne souvent plus de 50 heures par semaine. Ils sont d'accord pour gagner plus, mais pourront difficilement travailler plus. »
Les propositions de Nicolas Sarkozy
Donner le choix aux nouveaux entrants « entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré », « pour certains métiers ». Offrir à tous la possibilité de quitter la
fonction publique « contre un pécule ». Faciliter la mobilité « vers un autre emploi, dans une autre administration ou dans le secteur privé ». Remplacer la notation des personnels par « de
véritables procédures d'évaluation » qui tiennent compte « du mérite, de l'implication, de l'expérience, des résultats » et de la « définition d'objectifs précis ». Etendre les heures
supplémentaires à tous et ouvrir « une négociation sur la possibilité de racheter des heures accumulées sur les comptes épargne-temps ».Développer « une protection sociale complémentaire qui ne
soit pas enfermée dans les statuts et qui puisse faire l'objet d'une négociation collective ». Poursuivre la diminution des postes offerts au concours de l'ENA et diviser par deux le nombre de
structures d'administrations centrales. Abandonner « la composition strictement paritaire des instances de dialogue social, qui a mal vieilli » et « poser la question de la représentativité » des
organisations syndicales. Réorganiser le recrutement par concours et réviser les épreuves jugées « peu en rapport avec les compétences et l'expérience de chacun"
Témoignage
Françoise Descamps-Crosnier, vice-présidente de l'AMF
« On ne peut qu'être d'accord avec les propositions du Président de revaloriser les carrières et les rémunérations ou de faciliter la mobilité des agents. Mais d'une manière générale, le discours
du Président s'est concentré sur les problèmes de l'Etat. Qu'il s'agisse du non-remplacement d'un départ en retraite sur deux, de l'explosion de la dette ou de l'audit de modernisation des
services publics, où sont les collectivités locales ? Notre inquiétude est que la FPT soit emportée avec l'eau du bain. En outre, certaines propositions, comme
le contrat de droit privé optionnel et alternatif au statut, l'individualisation des rémunérations ou la réduction du champ de concours m'apparaissent très dangereuses pour l'avenir du statut.
»
La pauvreté est plus difficile à vivre lorsqu'on a un
emploi Une récente enquête du Credoc rappelle que 28% des personnes sans domicile travaillent. Et met en avant un décalage entre la pauvreté objective et le ressenti des
personnes concernées.
La Tribune - édition électronique du 25/04 à 16:53
On peut être pauvre, tout en ayant un emploi. Ce constat dressé par l'Insee et relayé récemment par un rapport de la Cour des comptes est désormais connu. L'emploi
ne protège plus de la pauvreté même la plus extrême : 28% des personnes sans domicile interrogées en 2001 par l'Insee exerçaient une activité professionnelle.
Cette pauvreté s'explique, d'un part, par la précarité des emplois occupés (temps partiel subi, faible durée du contrat de travail), d'autre part par la faiblesse des rémunérations qui, même
complétées par des transferts sociaux, ne permettent pas toujours d'assurer un niveau de vie décent à une famille.
Une recherche réalisée en 2006 par le Centre de recherche pour l'étude et l'observatoire des conditions de vie (Credoc) confirme ces phénomènes déjà bien connus, et permet de mettre en avant un
décalage ente la pauvreté objective (ressources en dessous du seuil de pauvreté et conditions de vie dégradées) et le ressenti des personnes concernées.
La première définition de la pauvreté objective est celle de la pauvreté monétaire. Elle conduit à considérer comme pauvres les ménages dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté.
Ce seuil est fixé à 60% du revenu médian. Il partage une population en deux : la moitié dispose d'un revenu supérieur à ce seuil, l'autre moitié d'un revenu inférieur. Le seuil des ménages dans
lesquels au moins une personne travaille est le plus élevé : 692 euros, contre 670 euros pour l'ensemble de la population Malgré cela, les ménages qui travaillent sont moins souvent en-dessous du
seuil : 14% contre 19% parmi l'ensemble de la population.
Tous les ménages ne sont par ailleurs pas égaux face à la pauvreté monétaire : en particulier, les familles monoparentales, même en CDI à temps plein, les familles nombreuses mais aussi les
couples avec un seul adulte qui travaille sont nombreux à avoir des revenus inférieurs au seuil. A l'inverse, les couples ayant deux CDI à temps plein sont la plupart du temps épargnés par la
pauvreté.
Le Credoc distingue également la pauvreté "par conditions de vie". Elle concerne les ménages dont les ressources contraignent l'accès à certains biens : ils ne peuvent pas partir une semaine en
vacances ou s'acheter des vêtements neufs, de la viande ou du poisson tous les deux jours, offrir des cadeaux au moins une fois par an.
Cette forme de pauvreté est, comme la pauvreté monétaire, à la fois moins répandue et moins intense parmi les ménages qui ont au moins un emploi : seulement 12% ont des conditions de vie
insatisfaisantes contre 16% de l'ensemble de la population. Les premiers ont des contraintes budgétaires et des retards de paiements plus fréquents que la population générale, mais se
restreignent moins sur la consommation et l'équipement et ont moins de difficultés de logement. La pauvreté par conditions de vie est généralement due à une événement récent : une baisse du
niveau de vie au cours des douze derniers mois l'explique plus que la situation actuelle.
Enfin, si la pauvreté est objectivement moins affirmée pour les ménages ayant un emploi, elle est pourtant ressentie plus durablement. Ainsi, le tiers des ménages qui ont un emploi et qui
estiment ne pas "y arriver" ne sont pas pauvres objectivement. Dans l'ensemble de la population, le décalage est moins important : seulement le quart se perçoit pauvre, sans l'être
objectivement.
Inversement, la pauvreté objective induit plus systématiquement un sentiment de pauvreté parmi les ménages en emploi que parmi les autres : 14% de ménages ayant un emploi ne se perçoivent pas en
difficulté financière alors qu'ils sont objectivement pauvres, contre 18% parmi l'ensemble de la population. L'exercice d'un emploi entraîne ainsi de fortes attentes sur le niveau de vie. Si ces
attentes sont déçues, les difficultés du quotidien sont encore plus mal vécues que lorsque le ménage n'a pas d'emploi, indique le Credoc.
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Qui sont les travailleurs pauvres ? |
Isabelle Moreau
Le livre à lire absolument
ITINÉRAIRE
Gwenn, la "chômarde"
C'est un petit bout de femme percutant. Un caractère. Une révoltée.
Gwenn Rosière, 33 ans, raconte sa "chômardise", les petits boulots, la précarité.
Cette jeune femme des Côtes d'Armor a beaucoup écrit à Martin Hirsch,le haut commissaire aux Solidarités actives
contre la pauvreté.
Et cela donne un bon livre.
C 'est l'histoire d'une rencontre épistolière un peu particulière. Gwenn Rosière, allocataire du RMI dans les Côtes-d'Armor, est sollicitée pour donner son avis sur le RSA, le " revenu de solidarité active" testé dans une dizaine de départements. Ce jour-là eUe ne peut pas se déplacer. Elle écrit et déverse ce qu'elle a sur le cœur .•• De ma France d'en bas, court-cir cuiter les échelons hiérarchiques est franchement jubilatoire.
C'est vif, sec, percutant. Sa lettre atterrit sur le bureau de Martin Hirsch, le haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, l'ex-président d'Emmaüs enrôlé par Nicolas Sarkozy. Le dialogue, par lettres et mails interposés, va se- poursuivre pendant six mois et ce qui surgit sous la plume acérée de Gwenn, c'est la "France invisible", la France des petits boulots, de l'intérim et de la précarité. Celle des travailleurs pauvres et des RMistes.
Elle lui adresse son Guide du chômard, lui raconte «,la force morale et la résistance nécessaire» pour survivre avec 440 € par mois,' «Être RMiste signifie au minimum 50 %d'énergie pour sauver la face, conserver sa dignité d'être humain et tenir de,bout -
<!--[if !vml]-->Gwenn Rosiere signe avec Martin Hirsch La chômarde et Je ~haut commissaire. chez Oh éditions (250 p, 14,90€, en librairie à partir de jeudi). Les droits d'auteurs de Martin Hirsc seront reversés à des associations
« JE N’ AI PAS LE BAC J’AI FAIT MORAL SUP »
En peu d'années, elle a tâté de 37 petits . boulots différents. Elle a même tenté fa formation de conseillère funéraire. «Tout ça pour m'entendre dire à la fin que j'étais trop petite.» Ses descriptions de la situation des chômeurs et des RMistes sont d'une précision implacable, Est~ce normal que celui qui est contrôlé sans relâche soit le chômeur?" Actuellement, elle doit rendre des comptes à cinq· administrations ou organismes 'différents. « C'est l'enfer. Le RSA va simplifier tout cela."
Gwenn est désormais l'alliée indéfectible de Martin Hirsch. Hier, la dent dure était devenue tendre. «Je crois en lui parce qu'il est humain, accueillant, pas fanfaron .•• Dans ses courriers, elle l'a .décrit « rare, presque rock, malgré sa tête de premier de la classe." Le haut commissaire, lui, bute sur un mystère qui devrait angoisser tous les ministres, tous les décideurs. «Gwenn est très talentueuse, volontaire, capable et pourtant, visiblement, elle n'a eu que des boulots de merde . .,
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