Sondage - 11/12/2006
77% des Français ont une "bonne opinion" de la Fonction publique
Quelque 77% des Français ont une "assez bonne" (64%) ou une "très bonne" (13%) opinion de la Fonction publique, alors que 22% en ont une "assez mauvaise ou très mauvaise", et
1% ne se prononcent pas, selon un sondage de l’institut de sondage CSA pour la fédération syndicale unitaire (FSU) rendu public le 8 décembre.
Travailler dans la Fonction publique est "un privilège" pour 59% des sondés (39% ne le pensent pas, 2% ne se prononcent pas), mais aussi "un engagement" pour 72% des
personnes interrogées (26% sont contre cette idée, 2% nsp). 69% estiment que c'est "une situation professionnelle comme les autres" (pas pour 30% des sondés, 1% nsp).
Les valeurs de la Fonction publique sont "assez bien défendues" ou "très bien défendues" par le personnel, selon 60% des sondés. 38% les estiment au contraire "très mal ou
assez mal" défendues.
67% des personnes interrogées pensent par ailleurs que les métiers de la Fonction publique sont "plutôt dévalorisés" (32% pensent le
contraire). 57% estiment qu'ils "n'ont pas les moyens d'accomplir leur mission" (40% estiment le contraire).
Parmi les mots ou adjectifs "correspondant bien" à la Fonction publique, 71% évoquent la "laïcité", 69% "la compétence", 69% la "présence sur tout le territoire", et 68% "le dévouement
des agents". "La qualité" est citée par 61% des sondés, devant "la disponibilité des agents" (58%), la modernité et l'efficacité (55%).
Par contre,
"la garantie de l'égalité de traitement" des usagers n'est évoquée que par 48% des personnes interrogées (49% estimant que le mot ne correspond pas), et "la productivité" que par 43% des sondés
(contre 52% qui ne le pensent pas).
Concernant l'égalité de traitement, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, s'est dit "surpris" du décalage entre le ressenti des Français et ce que pensent les
fonctionnaires (64% d'entre eux estiment que la garantie de l'égalité de traitement correspond bien à la Fonction publique).
"C'est une valeur centrale pour les fonctionnaires, toutes nos revendications tournent autour de ça, mais ce sondage nous dit ‘vous êtes mauvais’" sur le sujet de l'égalité
de traitement des usagers, a-t-il remarqué.
Enfin, les Français estiment à 63% que la Fonction publique est bien défendue par les syndicats. Le sondage a été réalisé les 21 et 22 novembre par téléphone,
auprès d'un échantillon représentatif de 952 personnes de 18 ans et plus, d'après la méthode des quotas.
VRAI OU FAUX
FONCTIONNAIRES : Que des privilégiés ?
FAUX !!!!!!
Trop bien payés, les agents publics ?
Pur fantasme
La vérité, c'est, qu'aujourd'hui le salaire d'un agent municipal de base est du même ordre que celui d'une caissière de supermarché, c'est à dire le smic !
Pour couronner le tout, le niveau de recrutement des jeunes agents augmente tandis que leurs salaires dégringolent :
un fonctionnaire de la catégorie A, aujourd'hui recruté à bac + 5 (contre bac + 3 voilà quelques années) est payé 20% au dessus du Smic. Tandis que son collègue de la catégorie B (employé)
qui n'a théoriquement besoin que du bac est embauché à bac + 3 et gagne 5% de plus que le Smic !
LA FONCTION PUBLIQUE CHAMPIONNE DE LA PRECARITE ! ?
VRAI !
Plus de 16 % des agents de la fonction publique connaissent la précarité des " contrats courts " .Contre 12 % dans le privé
.
La moitié a moins de 29 ans et les deux tiers sont des femmes .
Le devenir des personnes après un an de contrat court , c 'est pour le public 56 % qui reste au tapis dans la même position , 20 % accèdent au statut de fonctionnaire et 11
% se retrouvent au chômage. A titre d 'exemple on a même vu une factrice titularisée après 229 CDD, A la SNCF, elle enchaine soixante CDD en cinq ans. BON
COURAGE POUR LES FUTURS ELUS !
IL PARAIT QUE LES FRANCAIS SONT LES ROIS DE LA SIESTE
et que la France est l 'un des pays où on travaille le moins !
FAUX
Une statistique européenne, très officielle, vient de révéler que, en ce qui concerne le temps de travail, les Français se classent
dans le milieu du peleton européen.
La France bénéficie de l'une des productivités les plus élévées du monde, bien supérieure, par exemple, à celles des Etats-Unis et de la Grande -Bretagne.
LA FRANCE SEUL PAYS A TAXER LA FORTUNE ?
FAUX
Faux, ultra faux !
L'espagne,la Finlande, le Luxembourg, et les Pays-bas perçoivent actuellement un impôt national sur la fortune.
Même la Suisse s'y est mise. Le pays refuge des milliardères les impose même sur les oeuvres d'art, qui en France sont exclues de
l'assiette.
LE SENAT CREUSE LE DEFICIT DE LA DETTE PUBLIQUE ?
VRAI
(Source Claude Lévy, journaliste à l' AFP qui a dû attendre l 'âge de la retraite pour dévoiler les dessous de cette institition hors d'âge) Calman-Lévy,237 p, 16 euros.
Outre les 20 000 euros mensuels, les deux secrétaires généraux disposent d'une voiture avec chauffeur, d'un appartement de fonction près du jardin du luxembourg et d'un autre à Versailles.
Les directeurs des différents services touchent 15 000 euros et les administrateurs avoisinent 12 000 euros.
Ne parlons pas de la vie de sénateur qu 'on vous laisse imaginer plutôt agréable.
Au final le SENAT c'est 343 sénateurs,1226 fonctionnaires, 2 secrétaires généraux , 22 directeurs ,et 220 administrateurs(cadres) dont les salaires comptent parmi les plus élevés de la fonction
publique , et plus d'un millier d'assistants parlementaires, le Sénat est un état dans l'état.
Retraite des sénateurs 4250 euros par mois servis en 2006 !, (2880 euros versés en moyenne pour les députés) Le Sénat au total dispose d'un budjet de 340 millions d'euros et d'une
double réserve de 537 millions et 613 millions d'euros.
TRIPATOUILLAGE SUR LES CHIFFRES DU CHOMAGE
VRAI
A LIRE ABSOLUMENT
Fabienne BRUTUS qui porte mal son nom, ex.conseillère à l'ANPE.
écrit ses réflexions dans un livre (Jean - Claude Gawsewitch Editeur; 272 p , 18.90 euros)
Comment proposer des contrats ultra précaires et réserver quelques miettes de CDI OU CDD devant lesquels les chômeurs se bousculent.
L'art et la manière d 'interpréter les statistiques. Au final, l 'histoire du chômage avec ses secrets bien gardés !
Emploi
Jeunes et parents pauvres de l’économie moderne
Un tiers des 15-24 ans dans le monde sont chômeurs ou travaillent pour moins de deux dollars par jour, selon une étude diffusée lundi par le Bureau international du travail. Une proportion qui
n’a cessé d’augmenter durant les dix dernières années.

Le chômage frappe de plus en plus de jeunes dans le monde.
C’est le constat alarmant que dresse le Bureau international du travail (BIT) dans son dernier rapport sur les «Tendances mondiales de l'emploi des jeunes». En une
décennie, le taux de chômage des 15-24 ans a accusé une hausse de 14,8 %. Cette population privée d’emploi est ainsi passée de 74 à 85 millions personnes entre 1995 et 2005. S’y
s'ajoutent quelque 300 millions de jeunes travailleurs pauvres et 20 millions de jeunes découragés par les affres de l’économie moderne. «Parmi le 1,1 milliard de jeunes âgés de 15 à
24 ans dans le monde, un sur trois est soit à la recherche d'un emploi, mais n'en trouve pas, soit a totalement abandonné la recherche d'un emploi, soit travaille mais doit vivre avec moins de
deux dollars par jour (…) soit 56 % du total», souligne le BIT. Avec 13,5 %, le taux moyen de chômage des jeunes à travers le monde est beaucoup plus élevé que celui des adultes
(4,6 %). Ils représentent désormais «44 % des chômeurs dans le monde, alors que leur part dans la population en âge de travailler n'est que de 25 %». D’une zone géographique à
l’autre, le BIT constate de fortes disparités. En dix ans, leur nombre s’est accru de 85 % en Asie du Sud-Est, de 34 % en Afrique noire de 23 % en Amérique latine, de 18 % dans
le monde arabe et de 16 % en Asie du Sud.
Les 15-24 ans courent trois fois plus de risques que leur aînés de se retrouver au chômage, note encore le BIT, avant de remarquer que leur désavantage
comparatif est plus marqué dans les pays en développement, où ils représentent une proportion beaucoup plus conséquente de la main-d'œuvre que dans les économies développées. Pour leur part, ces
économies dites développées, si elles ont enregistré une décrue du nombre de jeunes sans emploi sur la même période (- 7,5 %), c’est uniquement à la faveur d’un reflux de leur nombre dans
la population totale et non pas à l’impulsion des politiques publiques. Pour le BIT, cela est d’autant plus préoccupant que «l'acquisition d'une plus grande éducation ne garantit aucunement un
accès à l'emploi, en particulier à un emploi décent». Sachant que le nombre de jeunes de 15 à 24 ans doit encore augmenter de 24 millions d'ici 2015, les auteurs de l’étude appellent les
États à œuvrer, notamment au niveau international, pour des programmes de création d’emplois qualifiés, moins précaires et mieux rémunérés.
Car, rappelle-il, le
chômage des jeunes a un coût, à la fois social et économique, dévastateur dans la mesure où il crée, chez les jeunes plus que les adultes, des sentiments de vulnérabilité et de découragement qui
conduisent le plus souvent à la délinquance.
PAS DE CHOMAGE AUX RESTOS DU COEUR !
VRAI
L'association créee par Coluche avait servi 8.5 millions de repas durant l' hiver 1985-1986. En 2004-2005, ses bénévoles en ont distribué 67 millions
!
La 22e campagne des Restos du cœur, qui ont distribué 75 millions de repas en 2006, commence lundi 4 décembre
avec le souci d'aller plus loin en matière d'équilibre nutritionnel, avec plus de fruits et de légumes.
Dans le droit fil de l'idée développée par Coluche, les bénévoles veilleront à "tout mettre en œuvre pour aider les gens grâce à des paniers-repas équilibrés, mais aussi faire en sorte qu'ils
aient les moyens de ne plus revenir", selon Olivier Berthe, président des Restos du cœur. Cette fois, les Restos prévoient 50 % de fruits et de légumes dans les repas distribués. Pendant la
campagne 2005-2006, 48 000 bénévoles avaient servi 75 millions de repas, avec une augmentation de 6 % des inscrits, ont aussi déploré les Restos.
03.12.07
Les Restos du cœur, qui ont servi depuis leur création par Coluche, en 1985, un milliard de repas, lancent, lundi 3 décembre, leur vingt-troisième campagne avec l'objectif de
nourrir sainement, une année encore, les plus démunis, mais aussi de lutter contre la précarisation grandissante. Au cours de leur campagne 2006-2007, les Restos ont servi 81,7 millions de
repas à plus de 700 000 personnes, un chiffre également que le nombre de personnes accueillies est de 10 % de plus au
cours des deux dernières années car, remarquent-ils, "même si le chômage baisse, ni les allocataires de minima sociaux ni le nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté ne
diminuent". "La banalisation des situations de grande précarité amène certains qui y répugnaient auparavant à pousser les portes de notre association", ajoutent-ils. Sur tout le
territoire, il y a 1 900 centres et antennes ainsi que 240 Restos et Points Bébés du cœur. Les Restos se mobiliseront aussi en faveur d'"un droit au logement pour tous" ainsi que pour la
défense des contrats aidés.
Raymonde, bénévole depuis le début des Restos, vient six jours par semaine (les distributions ont lieu de 9H00 à 12H30 tous les jours) dans ce centre qui accueille 4 à 500 familles par jour. Une
autre bénévole se dit "assez pessimiste": au fil des années, "on voit de plus en plus de jeunes et de familles monoparentales dans nos
restos".
Une partie des "clients" des Restos viennent depuis plusieurs années, d'autres une seule saison ou parfois pendant une courte période. Certains reviennent, mais comme bénévoles. "Notre
récompense, c'est quand un de nos habitués a trouvé du travail et vient +nous rendre sa carte+ de bénéficiaire", dit un des responsables du centre.
AFP- LE MONDE
DISPOSITIFS DE SORTIE VERS LE LOGEMENT SOCIAL
Les Restos entendent par ailleurs "continuer à soutenir l'initiative de Médecins du monde" de distribuer des tentes. L'association avait proposé en mai au premier ministre d'ouvrir des
accueils de jour, afin que les sans-abri ne soient pas à la rue dès 7 heures du matin, et de créer des dispositifs de sortie vers le logement social ou la sous-location dans le parc privé. Cet
été, de nombreux riverains s'étaient plaints, à Paris, de la prolifération des tentes distribuées par Médecins du monde. Avec l'aide de plusieurs associations, 763 places d'insertion pouvant
accueillir durablement des couples ou des personnes âgées ont été mises à disposition dans la région parisienne. Ce dispositif, inspiré notamment par les Restos du cœur et encore expérimental,
devrait compter 1 100 places.
SOCIAL
Social - 13/12/2006
Un nouveau fonds social pour aider les salariés licenciés "pour cause de mondialisation"
Dès le 1er janvier, les collectivités locales disposeront d'un nouvel instrument juridico-financier pour venir en aide aux salariés victimes de délocalisation ou de
restructurations massives. Le 13 décembre les eurodéputés ont en effet entériné un nouveau règlement instituant un Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM). "Pour la première fois
l'Europe s'accorde à reconnaître les effets négatifs de la globalisation" explique Roselyne Bachelot-Narquin (UMP), rapporteur de ce règlement au Parlement de Strasbourg. Concrètement le FEM
n'aura pas pour mission de renflouer les caisses d'une entreprise en déroute (ou d'aider à sa restructuration) mais devra contribuer activement au retour à l'emploi des salariés affectés par un
"choc économique" lié à "un changement dans la structure du commerce international". La France pourra demander à la Commission le soutien du FEM qui donnera un avis au regard des critères
d'éligibilité. Si cet avis est positif, le dossier sera alors transmis au Conseil de l'UE et au Parlement européen qui devront valider la demande pour y puiser les sommes nécessaires dans les
crédits non utilisés de l'Union.
Devant l'extrême réserve de nombreux Etats membres (l'Allemagne en tête) ce fonds "social" sera non seulement limité financièrement (500 millions d'euros par an soit environ
40 à 50 000 salariés concernés) mais il sera surtout soumis à d'innombrables conditions.
Ainsi, la France pourra demander de l'aide à l'Europe si un plan massif de licenciements touche au moins 1000 salariés d'une même entreprise ou d'un même secteur économique
(les sous-traitants automobiles seraient donc concernés).
Enfin, si le FEM n'a pas pour mission de lutter contre les délocalisations à l'intérieur des frontières de l'UE (seules les délocalisations externes sont concernées), un
troisième cas de figure est toutefois prévu pour que ce fonds puisse être mobilisé "à titre exceptionnel" lorsqu'une restructuration aura un "impact sérieux sur l'emploi et l'économie
locale".
(la Gazette )
LAISSE BETON !
La nature change, bouge et se transforme.
La Vie est fluide, s’écoule et s’élance dans l’univers en s’adaptant aux formes
de son
environnement.
Nous sommes issus de cette nature, de cette force vive qu’on appelle la Vie et pourtant nos comportements ne révèlent pas
toujours notre parenté…
Comment en sommes-nous arrivés à tant de rigidité?
Comment en sommes-nous arrivés à une telle peur du changement?, du dérangement?
Les prises de position extrémistes et la rigidité politique que nous pouvons observer présentement dans le monde, me laisse
inquiet. Une attitude aussi astreignante n’a rien de bon et je m’en méfis. L’extrémisme de droite est aussi dangereux que
l’extrémisme de gauche et c’est la même chose pour les religions. Ce radicalisme
engendre des conflits et tue. Il ne s’inspire en rien du Vivant.
Une attitude souple s’élance dans la Vie avec détachement. La rigidité, ne serait-ce que dans notre corps, n’a rien de
fertilisant. Lorsque nous sommes tendus, stressés, notre corps réagit et développe toutes sortes d’affections. Notre attitude contraignante provoque le même effet dans notre
société. Les tensions engendrées pour correspondre à notre modèle social sont très élevées et génèrent bien des conflits. Le détachement nous extériorise, il nous permet de regarder la situation
sans faire de cette entité une partie de notre identité. C’est en s’identifiant au concept que nous nous y attachons car nous avons l’impression d’y déceler une part de nous-même.
Pour parvenir à ce détachement, il faut redéfinir notre perception de la société. Une manière simple de le faire est de s’arrêter
et d’observer sans y prendre part. La détente, la méditation, la prière sont des forces de Vie trop souvent négligées que nous aurions avantage à réintégrer dans notre quotidien. Prendre ces
temps d’arrêt nous permet le recul et le détachement nécessaire pour voir la situation d’un autre angle et relativiser bien des stresses. Prendre ce temps d’arrêt, permet de redécouvrir des
valeurs que nous avions oubliées.
Nous ne sommes pas des êtres de béton.
La Vie est en nous et nous sommes en Elle.
Dans le silence de nos méditations,
Soyons attentifs à sa présence.
Elle a tant à nous dire...
Éric Laliberté
Depuis plusieurs années maintenant, la multiplication des sources
informatives destinées au grand public (TV hertzienne, câblée, par satellite, internet, radio...) aurait pu, logiquement, être synonyme de meilleure information.
Malheureusement, c'est tout l'inverse qui se
produit.
L'information délivrée est truffée de sujets
insignifiants.
Les faits importants sont traités sous l'angle
de la superficialité.
Lorsqu'on veut nous faire accepter des lois,
auxquelles nous serions en majorité opposés au départ, on nous martèle sans cesse pendant plusieurs jours le même sujet (insécurité pendant la campagne 2002, les femmes voilées, le déficit
supposé de la branche maladie, l'immigration, les prostituées, les retraites, "insécurité" routière etc...).
Le pire étant que ça fonctionne et surtout
qu'ils savent par avance que ça va marcher.
Plus pervers
encore, au bout de deux semaines de martelage sur
tel sujet, ils font des enquêtes d'opinion pour demander aux gens ce qui les préoccupent le plus.
Résultat évident, le sujet martelé du moment
!
Conséquence ?
On s'appuie sur le fait que les gens se sont
dits préoccupés par ledit sujet pour justifier la poursuite du "martelage".
Parallèle certes un
peu exagéré : un sujet sain se voit injecter des doses de drogue dure pendant des semaines, il devient dépendant et on lui demande ensuite s'il veut continuer ou arrêter les
injections.
Combien d'entre-nous remettent en question
l'information ?
Combien d'entre-nous se disent que la désinformation passe aussi par
les sujets non-traités ?
Pourquoi n'ai-je jamais vu de bilans chiffrés
des recettes-dépenses de l'état ?
Pourquoi n'ai-je jamais vu la répartition
chiffrée des recettes de l'état selon les ministères ?
(il serait pourtant intéressant de savoir quel
budget est alloué à l'éducation nationale, à la santé et le comparer à d'autres ministères, non ? )
Pourquoi n'ai-je jamais vu de bilans de fin
d'année comparant la hausse des prix et la "hausse" des salaires pour en déduire une évolution positive ou négative du pouvoir d'achat ?
Pourquoi n'ai-je jamais vu de graphiques montrant cette évolution sur
un période de 5, 10,15 ou 20 ans ?
Pourquoi ne nous renseignent-ils pas sur le
salaire moyen des actifs par région ou par ville en nous indiquant la part qu'ils doivent consacrer pour se loger en louant ou en achetant ?
L'information de masse me semble contenir
surtout un tas de sujets insignifiants et des sujets "type" insuffisament renseignés destinés à faire s'enflammer les gens autour de positions manichéennes "d'accord-pas d'accord", "oui-non",
"pour-contre" etc...
Bref, diviser les opinions pour éviter de parler
de sujets qui obtiendraient une large adhésion et intéressant tout le monde ou presque.
La seule information valable, celle qui permet
d'appréhender le plus précisément les choses, est celle qu'il faut aller chercher individuellement.
Positionner ses yeux à 2 centimètres d'un objet
quelconque ne permet jamais d'en découvrir sa nature, sa texture ni ses contours.
PRENDRE DU RECUL, seul salut.
Encore faut-il en avoir conscience, avoir le
temps et l'envie de l'approfondir.
PS : pour ceux qui sont intéressés par le traitement de l'info à la télé, je vous
recommande vivement ce lien
http://www.syti.net/Topics.html
Albert Einstein.
info bouclier fiscal
L’une des principales mesures du plan Fillon est l’instauration d’un bouclier fiscal à 50%.. Cependant, cette mesure qui semble
satisfaire les habitants de Belgique et de Suisse est une mesure technique complexe qui cache finalement le véritable objectif : la suppression de
l’ISF. Il n’y aura donc plus de fiscalité juste dans notre pays. Les effets positifs sont, paraît-il, plus d’investissement de la part de ces grosses fortunes. D’abord c’est purement
hypothétique et deuxièmement, ils ne vont pas construire des hôpitaux ou rénover les universités avec cet argent. « Maintenant personne ne pourra travailler plus d’un jour sur deux pour l’Etat ».
Formidable nouvelle mais ne vous inquiétez pas, chers compatriotes, vous serez très peu à en bénéficier. Qui paye vraiment plus de 50% de ses
revenus en impôts ? Rappelons qu’un bouclier fiscal à 60% a déjà été mis en place par le gouvernement Villepin. Le projet à 50% prend en compte en plus la
contribution à la CSG et à la CRDS. Certains pourront donc être remboursés de leur contribution à la solidarité nationale alors que la dette explose. Donc, le bouclier fiscal protège
ceux qui ont des revenus très bas par rapport à leur patrimoine... et aussi ceux qui ont un patrimoine encore plus élevé que leurs revenus !
Démonstration :
CAS N°1
Mme Michu, célibataire, un enfant, a un revenu annuel de 10 000 €. Avec une allocation de parent isolé de 8000 €, ses revenus sont de 2000 €.
Mme Michu ne paye pas d’impôt sur le revenu. Ses revenus sont trop faibles. Par contre, elle payera une taxe d’habitation en tant que propriétaire d’un petit appartement avec des impôts
locaux élevés car elle habite dans le centre ville de Marseille mais la politique du maire fait qu’elle paye beaucoup et qu’elle ne pourra plus rester : 150 €. Il faut rajouter la taxe foncière
de 1500 €.
Impôts totaux : 1650 €
Revenu : 2000 €
Bouclier fiscal : 1000 €
Restitution avec le bouclier fiscal : 650 €
CONCLUSION : des revenus faibles mais un patrimoine fort permet à Mme Michu de bénéficier du
bouclier fiscal.
CAS N°2
M. Dupont est commercial dans une PME dans le sud-ouest. Il est marié et a deux enfants. Son épouse est assistante de direction. A eux deux, les revenus professionnels est de 400 000 €.
Ils payent une taxe d’habitation et foncière de 5000 € chacune. La CSG et CRDS = 30 000 €.
Impôts totaux : IR = 100 000 TH et TF = 10 000 CSG = 30 000€
140 000 €
Revenu : 400 000 €
Bouclier fiscal : 200 000 € M. Dupont ne bénéficiera pas du bouclier fiscal. Il n’a pas de patrimoine par ailleurs et
met un peu d’argent pour préparer l’avenir de ses enfants. Il est dans les classes moyennes et payent ces impôts et contribue à la sécurité sociale du pays.
CAS N°3
Mr et Mme Boudu est un couple d’une cinquantaine d’années. Mr Boudu est cadre supérieur. Mme Boudu est sans profession. Elle appartient à une famille de rentier qui a fait fortune et qui a
crée de nombreux emplois aujourd’hui délocalisé dans une ancienne région industrielle de la France. Ils n’ont pas d’enfant. Les revenus sont de 500 000 €. Ils payent une taxe foncière et
d’habitation de 20 000 €. Les contributions sociales s’élèvent à 30 000 €.
impôts totaux : IR = 160 000 € TH et TF = 20 000 € et CSG/CRDS = 30 000 €
= 210 000 €
Revenus net de l’année : 450 000
Bouclier fiscal 50% : 225 000
Le couple ne profite pas du bouclier fiscal.
MAIS en plus de tout cela, le patrimoine des Boudu s’élève à 10 millions d’Euros net soit un ISF équivalent à 100 000 €.
Les impôts totaux sont donc équivalents à 210 + 100 = 310 000 €
La restitution est donc de 310 – 225 = 85 000 €.
L’ETAT va donc restituer à des gens avec un patrimoine de 10 millions d’euros 85 000 d’impôts. Au
final, l’ISF ne sera que de 15 000 Euros soit 0,15% de leur Patrimoine !!! Ou alors on peut dire qu’ils sont remboursés de toute leur contribution à la sécurité sociale à cause de leur
patrimoine.
Le bouclier fiscal permet aux hauts revenus de faire disparaître l’effet de l’ISF. Le pire est qu’au niveau de la
fiscalité il est très étrange de voir que l’on mélange les torchons et les serviettes. Pour la première fois, ce sont les revenus personnels qui viennent plafonner l’impôt sur le patrimoine. Un
monde à l’envers ! Un monde où si on a un gros patrimoine, on est dispensé de contribuer au comblement du trou de la sécu. Un monde où si on travaille dur pour gagner
son salaire, on paye les impôts qui contribuent au fonctionnement du pays, les cotisations sociales pour la sécurité sociale des français mais où on ne bénéficie d’aucun cadeau.
En gros, tout le contraire de la « valorisation du travail » voulu par la droite puisque ce sont ceux qui ont déjà un patrimoine
constitué. La principale victime de ce coup est donc encore la classe moyenne qui continuera à supporter toutes les charges de l’Etat
et de la solidarité nationale.
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